Je viens de tomber sur des propos du grand réalisateur et scénariste Richard Curtis, lors d’une interview accordée à la revue Written By (éditée par la Writers Guild of America) et je dois dire qu’ils résonnent totalement avec mon ressenti de ces derniers mois…

“I tend to do projects I’ve had in mind for two years, so they’re slowly boiling on the stove like stock. And by slowing yourself down, you only write stories that really resonate. I’m always choosing between three films I’d like to make and I always choose the one that means the most to me.” —

Richard Curtis in WGA journal (February | March 2017, P. 76).

Les scénaristes sont tellement mal rémunérés, sur notre sol, et tant de projets capotent avant de voir le jour (et donc avant la fin du paiement en step-deal), que nous sommes obligés de travailler sur une bonne demi-douzaine de projets en parallèle, quand ce n’est pas plus. Est-ce que cela profite aux projets en question, pas vraiment. Cela ne facilite pas non plus notre épanouissement personnel, hem…

Je suis loin d’être aussi bien rémunérée que Richard Curtis, mais les années et l’expérience passant, j’ai moins peur de refuser des projets, essayant de privilégier la qualité à la quantité, au grand dam de mon banquier, hem bis… 😉

Vous pouvez lire gratuitement, en ligne, cette interview, ainsi que toutes les éditions de Written by.

Copyright©Nathalie Lenoir 2017