En général en fin d’année les scénaristes se mettent la rate au court-bouillon afin de s’assurer des contrats pour le millésime à venir. Moi cette année, je fais un peu le contraire… 😉

Cette cuvée 2016 fut productive, j’y reviendrai dans un futur article, productive et rentable, ce qui n’est pas plus mal. J’ai déjà quelques engagements pour 2017, et pas mal de propositions que je décline, afin de préserver du temps pour mes propres projets, de réalisation notamment. Coucou, mon banquier! 😉

decoupage

En ce moment, je découpe…

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… et je storyboarde, sacré challenge vu mon niveau en dessin!

En France, plus un(e) auteur(e) « marche », plus son univers séduit, plus on lui propose de travail, mais… sur les projets des autres, d’où une légère frustration à la longue. Préserver son univers créatif et mental implique donc une forme de résistance. Diplomatique, la résistance, il ne s’agit pas non plus de se retrouver sans travail ni ressources. ^^

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et j’ai bien avancé sur mes films malgré les contrats en cours

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Quand on débute une carrière artistique, puis au fil des longues années de galère, on finit par ne plus penser qu’à ce fameux point d’équilibre où la création permet de payer les factures. Quand on l’atteint enfin, on craint que cela s’arrête, au risque d’oublier les raisons qui nous ont donné envie de créer, au départ: ce besoin viscéral, ces thématiques et personnages que l’on porte en soi.

2016 a été studieuse, riche en rencontres et démarches. En 2017, avec ma toute nouvelle équipe, il va s’agir de prendre des risques, même pas peur! Enfin, si, un peu, mais c’est bien… 😉

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Copyright©Nathalie Lenoir 2016