Avoir un diptyque court et long-métrage en préparation, c’est un grand bonheur, mais aussi beaucoup d’attente. Heureusement  je sais la mettre à profit… 😉

Quand j’ai abordé la rentrée, j’étais surexcitée à l’idée de tourner Le têtard au printemps prochain et d’aborder le casting. Mais en même temps, je ressentais un grand vide. Six à huit mois d’attente, c’est tellement long! Bien entendu, j’ai d’autres projets en écriture, et mon long-métrage en préparation, lui aussi. Mais au moment d’entamer une énième réécriture à la demande du CNC, le moral était en berne.

C’est une chance énorme, d’avoir un cinéma subventionné, la planète entière nous l’envie. Mais c’est aussi beaucoup de retards, de frustration et parfois d’ingérence de la part de telle ou telle commission. En parallèle, les nouvelles technologies permettent de réduire les coûts de tournage de façon drastique, sans perdre en qualité. Et je me retrouve à la tête d’une équipe de professionnels (techniciens et acteurs) ultra talentueux/qualifiés… et désireux de me suivre sur des projets ambitieux, qui gagnent en identité artistique ce qu’ils perdent en financement.

Il y a trois semaines, j’ai donc décrété à mon agent que je voulais relancer mon projet de court-métrage arty/perché La Reine Lézard, sans attendre qu’on me donne le feu vert pour créer, quitte à en financer moi-même le tournage. Mais je serai finalement accompagnée d’un producteur, celui de mon long-métrage.

Nous avons déjà le casting, les décors et la majeure partie de l’équipe. Il va nous falloir réunir trois sous mais l’aventure est bel et bien lancée, et le tournage prévu pour très bientôt, bonheur!!!

Copyright©Nathalie Lenoir 2019