De chaque côté de l’Atlantique, nombre de cinéastes souffrent et se plaignent du formatage du septième art, que ce soit en terme de genre ou de recettes d’écriture. Mais combien d’entre nous osent réellement s’affranchir, via notamment les nouvelles technologies? 😉

On a tous envie de créer librement, mais aussi, il faut bien l’avouer, de gagner sa croûte, ce faisant, et tant qu’à faire, de connaitre un certain degré de reconnaissance, professionnelle comme publique.

Les années passant, je réalise à quel point ce tiraillement m’a fait perdre de temps, et parfois d’énergie et je rêve du jour où les nouveaux modes de diffusion en ligne profiteront aux jeunes créateurs, plutôt qu’à des cinéastes émérites, frustrés de se battre pour monter leurs films dans le circuit traditionnel…

Il y a trente ans disparaissait l’un de mes mentors, John Cassavetes, dont la philosophie est résumée à merveille dans ces émouvantes images d’archives:

Cet ouvrage, dans lequel Ray Carney raconte le grand cinéaste en s’appuyant sur les nombreuses interviewes de ce dernier, est une de mes bibles d’auteure-cinéaste:

Copyright©Nathalie Lenoir 2019