Je viens de voir sur Arte un documentaire qui m’a laissée totalement ko, Scheme birds, d’Ellen Fiske et Ellinor Hallin. Parce qu’il traite de la même thématique que deux de mes films en préproduction, d’une part, et parce que c’est tout simplement un chef d’oeuvre.

S’il est un bénéfice de ce loooong confinement, c’est qu’il me permet de « bouffer du film » au kilomètre. Une fois de plus, c’est sur le replay d’Arte que j’ai passé récemment mes plus belles heures. J’ai visionné le documentaire d’Ellen Fiske et Ellinor Hallin parce qu’il traite de la même thématique que mon diptyque Le têtard / Quelqu’un qui m’aimera toujours, à savoir le déterminisme sociétal qui pousse de plus en plus de jeunes filles à investir une maternité précoce comme un projet de vie « par dépit ».

Mais au-delà du sujet, c’est tout simplement un des plus beaux documentaires qu’il m’ait été donné de voir à ce jour. Le traitement est subtil et bouleversant, sur le fond comme sur la forme. L’image est magnifique, sans aucun maniérisme qui édulcorerait le contexte social ultra plombant que dépeint le film. Et il nous force à rester humbles, en tant que cinéastes: la réalité est toujours plus forte que la fiction. Je vous encourage vivement à le voir sur Arte, c’est une sacrée leçon de cinéma. Il a d’ailleurs été multiprimé, notamment au FIPADOC et au Tribeca Film Festival.

Copyright©Nathalie Lenoir 2020