Si je passe ma vie au cinéma, je suis nettement plus sélective en matière de séries télé, par manque de temps. Parmi mes découvertes de ces deux dernières années, tous mes coups de coeur, ou presque, venaient d’outre-Manche. Autant vous dire que dès que j’ai entendu parler de The End Of The F***ing World, je me suis ruée dessus, et grand bien m’en a pris…

Oui, quand je serai grande, je veux être cinéaste anglaise. Je travaillerais aussi volontiers pour le petit écran britannique. De Happy Valley à The Fall, en passant par Little Bly Blue,  The Enfield Haunting ou Born to kill, ces dernières années, les séries british me mettent en joie. On y trouve, quel que soit le genre abordé, tous les éléments que j’aime: personnages profonds et complexes, intrigue ultra efficace mais sans esbroufe et fond sociétal.

Cette semaine, j’ai vu The End Of The F***ing World et mon coeur a littéralement explosé de bonheur. Ce petit bijou, créé par Charlie Covell d’après le roman graphique éponyme de Charles S. Forsman, raconte la fugue de deux ados. James, orphelin de mère, a de gros instincts psychopathes, exacerbés par ses hormones en ébullition. Abandonnée enfant par son père, Alyssa est totalement négligée par sa mère depuis que cette dernière s’est remariée avec un très sale type, et a eu des jumeaux. La rencontre entre ses deux marginaux est explosive et ils se mettent dans un sacré merdier.

La série oscille entre humour noir et moments d’émotion intenses. L’écriture est d’une drôlerie et d’une finesse incroyable, la réalisation est géniale (la photo est juste dingue) et les acteurs sont ultra attachants. Pour couronner le tout, la bande-son déchire. Ne ratez pas cette pépite!

Le dernier épisode s’achève sur un cliff ambigu, qui laisse entendre qu’une saison deux serait possible, elle est d’ailleurs envisagée, affaire à suivre… D’ici-là, je vais me ruer sur le roman graphique! 😉

Copyright©Nathalie Lenoir 2018